Je suis le « Résiliant »
Né à Thiers, en Auvergne, dans la capitale mondiale du couteau.

Ayant vaincu une longue et douloureuse maladie, j'ai réalisé combien la vie était fragile, courte et précieuse. Je voulais laisser quelque chose de mon passage sur terre. Il m'est alors venu cette idée de créer un couteau à ouverture inversée.
J'ai dû apprendre le métier, ignorer railleries et découragements, me battre contre vents et marées. Je me suis entêté. Grâce à la détermination et à quelques amis du pays thiernois, je suis heureux de vous présenter mon travail.
« Quelle chance pour moi, qui n'ai aucune qualification et qui ai fait cent boulots ! »
« Je cherche la précision, en quête d'idéal. Je cherche la concentration qui rend mon geste fluide — juste un mouvement dans l'espace, le grincement de la lime que je n'entends pas, mon casque vissé sur les oreilles, la musique qui me transporte. Je tourne et retourne les matériaux à la recherche de l'imperfection, celle que j'aimerais gommer de mon âme. »
Finalement, j'ai compris que je me cherchais à travers mes « Résiliants ».
De dessins en gabarits, du carton au métal
Accueilli dans un atelier, j'ai commencé à travailler. De dessins en gabarits — carton, puis plastique, puis métal — j'approchais du but, avec les encouragements de mes amis couteliers et leurs nombreuses années d'expérience.
Au travers des réseaux sociaux, une commande est arrivée, puis deux, puis trois — en Belgique, aux États-Unis, en Suisse. J'ai rapidement décidé de changer d'orientation professionnelle. Nouveau statut à la chambre des métiers, et me voilà lancé. Les dés étaient jetés, retour en arrière impossible. Pour une fois, j'ai mis tous mes œufs dans le même panier.


Naissance du Résiliant
Une aventure relayée jusque dans la presse locale thiernoise.
« Je ne serais pas arrivé dans cette aventure qui a changé ma vie, sans vous. »